Hénin-Beaumont: polémique autour de Steeve Briois en maillot de bain

Steeve Briois, le maire FN d’Hnin-Beaumont a suscit de violentes attaques de la part d’un lu socialiste, en raison d’une photo publie sur le page Facebook de la ville et sur laquelle l’dile figurait en maillot de bain.

Peut-on être maire et être en maillot de bain en photo sur la page Facebook de sa ville? Si la question peut paraître saugrenue, elle se pose aujourd’hui dans la ville d’Hénin-Beaumont. Stéphane Filipovitch, un élu socialiste de la ville, a reproché sur son blog au maire FN Steeve Briois d’avoir posé en maillot de bain dans une piscine, avant de publier le cliché le 22 juillet sur la page Facebook de la ville.

Un maire « narcissique »

Stéphane Filipovitch a protesté avec virulence contre les photos du maire entouré d’enfants dans l’eau d’Hénin-Beaumont Plage, qu’il inaugurait à la mi juillet. Dans son post de blog daté du 25 juillet, il explique:  » Etre maire, assumer un ministère public, nécessite un engagement de tous les instants (…) Mais l’engagement nécessite aussi la réserve, la retenue, la décence. Car lorsqu’on est Maire, on ne s’incarne pas soi même, on représente la République Française. »

Si l’homme met en parallèle une photo de Steeve Briois et de Benito Mussolini, pour dénoncer la « success story FN » d’un maire « narcissique », ses déclarations vont plus loin, avec une phrase postée en gras qui a suscité de vives réactions. L’élu écrit notamment: « cette présence d’un homme photographié dans l’eau avec des mineurs est déjà très « limite » ». Interviewé par le Lab d’Europe 1, Stéphane Filipovitch persiste et signe, affirmant « assumer totalement et plus que jamais » sa sortie. En revanche, l’homme réfute toute homophobie et nie accuser Steeve Briois de pédophilie.

Accusations de pédophilie?

Si les photos du maire ont depuis été effacées de la page Facebook, l’une d’elles est présente sur le blog de Stéphane Filipovitch et sur celui de Steeve Briois. Ce dernier et son équipe ont répliqué, notamment dans une lettre ouverte dans laquelle ils déclarent: « Monsieur Filipovitch a franchi dans cet article toutes les limites, pour tomber dans l’ignominie la plus totale », estimant que ce dernier lance des accusations de « prostitution » et de « pédophilie ».

Sur Twitter, Steeve Briois a reproché avec virulence à certains journalistes de ne pas parler de la polémique et des attaques dont il fait l’objet.

Front des maires FN contre la « presse pourrie »

Hasard du calendrier, d’autres élus FN ont été ces derniers jours au coeur d’autres polémiques locales. David Rachline, le maire FN de Fréjus, a suscité l’incompréhension en déclarant que les artistes installés dans des locaux à loyers modérés de la ville devaient participer bénévolement à l’accueil d’enfants. Dans un tout autre registre, Julien Sanchez, le maire FN de Beaucaire a été cité à comparaître par des commerçants musulmans de la ville, qui lui reprochent des arrêtés municipaux « discriminatoires ». Steeve Briois n’a pas oublié de les soutenir également sur le réseau social, en attaquant à nouveau la presse.

Le comte Rebs plaque le roi comme une vieille chaussette

images- Azincourt, Sedan, Waterloo ! Le roi arrache ses derniers cheveux : la colère l’empourpre contre le comte Rebsamen qui prend ses cliques et ses claques à des fins de regagner sa bonne ville de Dijon, délaissant ainsi un ministère maudit dont la charge tournait au supplice.

– Capitulation devant l’ennemi ! Douze balles dans la peau ! Le traître, il déserte, renonce, abdique, nous laisse seul dans l’adversité, nous fait passer pour guignol, jocrisse, bonimenteur ! Nous qui avions fait de la lutte contre le désœuvrement la pierre angulaire de notre règne, inscrit ce serment en lettres d’or sur les tables de notre doxa, nous voici marrons, Gros-Jean comme devant.

Ainsi que vous le lisez, ma chère et tendre, le roi, écrevisse, peste, vitupère, râle, engueule à tout va, morigène ministres et laquais, botte le cul de son labrador.

Couac magistral

Artois qui jusques alors s’ennuyait comme dans un après midi en maison de retraite, reprend des couleurs et plisse ses yeux de serpent.

– Quel couac magistral ! Du travail d’orfèvre ! Décidément, ces sans culottes ne cessent de nous surprendre et nous éjouir de leur maladresse. Ma chère marquise, faut-il vous confesser, sous le sceau du secret, que nous les regretterons. Dans le registre de la comédie bouffe, ce sont des maîtres, des princes ! Songez que le roi, le Flou, vient à peine de mander à ses sujets, une fois encore tout à rabâcher, qu’il entendait terrasser le fléau du désœuvrement quitte, pour ce faire, à pipoter les chiffres, et voici que son ministre du Travail le largue comme une vieille chaussette ! Si les enjeux n’étaient point si graves, nous nous tordrions les côtes de rire. Quel flagrant démenti ! Que retiendra-t-on de cette défection en pleine bataille ? Ha ! Tout ingénument que le ministre du Travail, si peu convaincu de son combat contre l’hydre à sept têtes, a préféré jeter l’éponge et se barrer tel un mari volage parti acheter des allumettes pour ne jamais revenir.

Brutalement tiré de sa torpeur estivale, Artois, ainsi que vous le lisez, ma mie, pète le feu !

Echec

– Pour le Flou, c’est une catastrophe ! Voici peu encore, ne se faisait-il fort d’en finir avec le désœuvrement ? Combien de fois nous a-t-il corné les oreilles avec ses boniments de marchand de bagnoles trafiquées ! Pis encore, le comte Rebs fait ses malles après avoir clamé sans fard que la lutte contre le chômage était, selon ses propres dires, un échec ! De là à mander que le roi ne raconte que des craques… Pauvre Flou, le voici donc à subir un second camouflet en quelques jours.

Et Artois de souligner le plus perfidement du monde que la reine de Prusse n’a fait aucun cas de sa suggestion d’établir un gouvernement de l’écu, assorti d’un Parlement ad hoc.

Une humble bergerie corse

– Il se mande à Berlin que la reine et son sinistre des Finances, le désopilant comte Schaüble ont jugé cette proposition tout bonnement délirante et qu’il leur seyait de considérer que le roi de France avait forcé sur le picrate en se rêvant roi d’Europe, seul à sortir la Grèce de son naufrage, seul encore à souhaiter que l’on réformât les institutions. Souvenez-vous, marquise, que le Flou avait d’ailleurs pris la plume à des fins d’éclairer nos lanternes sur ce brûlant dossier, mais sa prose avait été tout au plus accueillie avec une déférence polie, et lue d’une fesse pour le moins distraite. Ses sujets, tout à leur exode estival, sacrifiaient à l’immuable rite pastaga, tongs et merguez. La Cour s’étant vidée de ses adeptes, le Flou s’en vient d’ailleurs à prier pour que la défection du comte Rebs ne fasse trop de vagues. Le Ciel l’entendrait-il ? Monsieur de Sarcosie roucoule en Corse dans un humble bergerie, faisant son content de figatelli et de châtaignes. Singerait-il Marie-Antoinette saisie par les fièvres du naturalisme ? Bernique ! Certaines gazettes, toujours à piquer le cul du Bref, se font un délice de rapporter que ladite bergerie a été louée au prix d’un palais d’Orient et que le Bref y mène vie de pacha. Chez la Marinella, l’on s’étripe à coups de rapière : c’est le bordel en la pirogue. La Cour s’est égaillée, laissant le roi à mariner bien seul dans son amertume. Il espérait souffler un peu, prendre quelque repos et s’assoupir en ses jardins, veillant à ne point hâler sous le soleil de la paresse. Caramba ! Encore raté !

Jean-Pierre Bel a voyagé avec Sean Penn sans le savoir

Sans l’avoir reconnu, l’ancien prsident du Snat Jean-Pierre Bel a apprci la compagnie de son voisin dans l’avion qui ramenait la dlgation franaise d’Hati en mai dernier.

Jean-Pierre Bel a toujours dans son portefeuille la carte de visite de cet Américain très sympathique à côté duquel il était assis dans l’avion présidentiel qui ramenait François Hollande d’Haïti, il y a deux mois. Un voisin de voyage fort aimable, avec lequel l’ancien président du Sénat a devisé longtemps sans avoir la moindre idée de son identité.

Ce n’est qu’après son retour à Paris que Bel a regardé le nom inscrit sur la carte de visite donnée par son compagnon de siège, dans l’idée de le rappeler un jour : un certain… « Monsieur Sean Penn ».

François Hollande et le scénario de sa propre fin

Le quinquennat de Franois Hollande s’coule avec ce seul marqueur : il n’est pas l’autre. Et l’pope revancharde engage par Nicolas Sarkozy renforce, bien sr, cette tendance.

Dans la vie en général, et dans la politique en particulier, il faut réussir sa sortie. Quand on est président de son pays, l’impératif atteint même une dimension sacrée : c’est l’entrée dans l’Histoire qui se joue, cette unique apothéose offerte aux dirigeants des temps modernes.

Charles de Gaulle, pariant son mandat à quitte ou double sur un référendum puis choisissant la lande irlandaise en guise de limbes d’après-pouvoir, atteint une grandeur médiévale. François Mitterrand, lui, inscrit sa lutte contre le cancer en filigrane de sa tournée d’adieux, et cette ambiance de requiem confère à ses ultimes discours des airs de testament. Ceux qui meurent au pouvoir, tels Georges Pompidou ou, aux Etats-Unis, Franklin D. Roosevelt ou John F. Kennedy, profitent d’un tremplin tragique qui les propulse directement dans la postérité (c’est moins vrai pour Félix Faure…).

Le crépuscule en rose média d’Obama

Aujourd’hui, Barack Obama engage son charisme dans une autre mise en scène : il bondit de symbole en symbole, sans grand souci de leur avenir. Ainsi, en quelques jours, il a célébré la signature d’un accord avec l’Iran censé garantir la paix, s’est réjoui de la réouverture des ambassades entre La Havane et Washington, a effectué un périple africain en commençant par le Kenya, terre de ses ancêtres, et relancé le processus de fermeture de Guantanamo, promesse phare de sa campagne de 2008. Tout cela ne fait ni un nouvel ordre mondial, ni de Cuba une démocratie, encore moins une politique africaine ou une stratégie plus efficace contre l’islamisme, mais le président américain marque ainsi les écrans, donc les esprits. Il peint son crépuscule en rose média et glisse vers la fin de son mandat à la mode hollywoodienne, comme un cow-boy à l’ultime plan d’un western.

A l’école Obama, moins l’on a de puissance, plus il faut avoir de prestance : le Congrès peut entraver son action, pas effacer son incarnation. Rien ne l’empêche d’être le héros des temps modernes, moins remarquable par ce qu’il fait que par ce qu’il est. En réalité, presque tout Obama tient dans son élection et presque rien dans sa fonction : qu’un Noir accède à la tête de la première puissance mondiale eut un impact mondial, qu’un prix Nobel de la paix vint consacrer, sans que la suite le justifie.

Le choix entre deux modèles d’échec

Toutes choses égales par ailleurs, François Hollande souffre du même mal que Barack Obama : les circonstances de sa victoire électorale étouffent son mandat. Placide et prudent, il fut en 2012 le bénéficiaire de l’humeur française du moment, c’est-à-dire le rejet, par fatigue, agacement ou allergie, de l’agitation sarkozienne. Comme un fleuve coloré par le sable de sa source, son quinquennat s’écoule avec ce seul marqueur : il n’est pas l’autre. Et l’épopée revancharde engagée par Nicolas Sarkozy renforce, bien sûr, cette tendance. Sans en être la cause essentielle, cette caractéristique explique en partie l’impopularité de François Hollande : il a toujours besoin, pour être apprécié, d’être comparé à son prédécesseur.

Lors de la prochaine présidentielle, si le second tour les confronte encore, les Français auront le choix entre deux modèles d’échec. Et, comme en 2012, le peuple sera privé d’un scénario de fin de règne : quand on brigue un second mandat et qu’on mord la poussière, le couperet de la défaite tranche la fin du film, c’est comme un rideau qui tombe sans saluts. Ainsi chut Sarkozy il y a trois ans, ainsi pourrait bien choir Hollande dans deux. A moins qu’il renonce à se présenter, parce que le chômage n’aura pas reculé – seule raison acceptable à ses yeux, puisqu’il en est l’auteur.

Hollande pourrait alors espérer, malgré tout, sortir du pouvoir par le haut en multipliant les réformes courageuses – mais il n’en aura pas le temps – et en adoubant le candidat de son choix à gauche – mais il n’en aura pas l’autorité. Alors il quittera moins la scène du pouvoir qu’il ne tombera dans le trou du souffleur… Sa seule solution, s’il veut écrire le scénario de sa propre fin, est… d’être réélu, afin d’ajouter à la joie de défaire les oracles la certitude de clore, en 2022, une ère que les historiens appelleront « la décennie Hollande ».

Taxis contre VTC: Macron veut « repenser le modèle économique »

Le ministre de l’Economie va organiser une table ronde avec les reprsentants fin aot afin d’adapter le secteur  » la modernit » et  » la demande de nos concitoyens ». Il n’exclut pas une rcriture de la loi Thvenoud.

Après les agressions et les manifestations, Macron veut réunir tous les représentants des taxis et VTC pour « repenser le modèle économique de tout ce secteur ». Le ministre de l’Economie indique ce lundi qu’il allait organiser, fin août, une table ronde.

« On ne peut pas changer la loi tous les six mois sur tel ou tel paramètre, ou accepter qu’il y ait des violences comme celles que nous avons connues », a expliqué Emmanuel Macron, en marge d’une visite d’un « accélérateur de start-up » à Paris, en compagnie du ministre des Finances britannique George Osborne.

La loi Thévenoud remise en cause?

« A partir de la fin de l’été nous allons mettre en place un travail apaisé avec l’ensemble des acteurs de ce secteur pour pouvoir proposer des solutions de long terme et constructives », a souligné Emmanuel Macron. « On peut développer des nouvelles formes de transport, ce qu’on appelle les VTC ou autres, en prenant en compte les intérêts des taxis et en respectant les intérêts acquis », a-t-il assuré. « Notre rôle c’est de donner un cadre mais de le donner de manière durable et juste », a-t-il ajouté.

> A lire: UberPop, ou comment le gouvernement s’est laissé déborder

« Ce que nous souhaitons faire c’est repenser le modèle économique de tout ce secteur, de manière à l’adapter à la modernité, à la demande de nos concitoyens qui veulent se déplacer plus simplement, parfois à moindre coût, et aussi au juste droit de l’ensemble des salariés des professionnels du secteur », a-t-il ajouté.

Le ministre n’a d’ailleurs pas exclu, au terme de ces discussions, une réécriture de la loi Thévenoud du 1er octobre 2014, qui a renforcé les sanctions contre les services comme UberPOP, dont les chauffeurs ne sont pas des professionnels du VTC mais de simples particuliers.

The worst train stations in the world

A few years ago, I denounced right here (L’Express) Roissy-Charles de Gaulle airport in Paris as the world’s worst airport, and today it is a double pleasure to see the significant results that were achieved in the quest for a solution to the problems facing Roissy-CDG: Firstly, because this Parisian airport has become more user-friendly and ways to access it are indicated better; yet the essentials remain undone, namely customs exit formalities and rapid connection with the Paris Nord Train Station (Gare du Nord), without which Roissy-CDG will soon be paralyzed. Secondly, because this is proof that, in France, a seemingly intractable problem, a seemingly hopeless situation, a seemingly irreversible decline, can be corrected quickly by a team with commitment, competence and motivation.

For the time being, the same could not be said of another main entrance to Paris: train stations. Since they were created, train stations have been the Cinderellas of growth. And since the first portion of the railway opened in 1830, they have not been able to find their own clear identity. To the point that the words we use to describe them, (« gare », « quai », « débarcadère »), are actually borrowed from fluvial terminology, without the emergence of specific vocabulary words for the world of trains.

Today, the Parisian train stations are in a sorry state: Surroundings are in a pitiful state; lands along railway lines are dirty and littered; passenger information system is terrible; dining options have, for the most part, except for the legendary « Train Bleu » restaurant in Gare de Lyon, a quite murky atmosphere or at least impersonal. There are no amenities in these train stations; restrooms are far off and uncertain. When it gets cold, one freezes there. When the weather is hot, it is like being in a greenhouse. There is no means of access to modern communication tools. No mobile phone or computer charging facilities are provided. No place to check one’s e-mails. Internet access through WiFi is of poor quality, even nonexistent, in any case, never stated or offered. Moreover, surrounding streets are increasingly less safe.

No train station is better than the others: The Paris Montparnasse Train Station (Gare Montparnasse) is dilapidated; the Paris-Gare de Lyon is built upon scattered pieces; the Paris Est Train Station (Gare de Paris-Est) is immeasurably sad; and in particular, the Paris Nord Train Station (Gare du Nord), the busiest train station in Europe, and third in the world, where thousands of travelers arrive daily from a magnificent London train station, St Pancras International Rail Station, or other train stations, from Brussels, Amsterdam or Cologne, not as gleaming as St Pancras, but incomparably more hospitable than Gare du Nord. In Paris, we do not even have a bus station and platforms for passengers worthy of the name, and buses, which are becoming increasingly numerous in Europe, find no decent welcome in our capital.

This dilapidated state of train stations in Paris does not exist in the French provinces, where some of the railway stations are exemplary. As if once more people in Paris wanted to prove to the world that they do not like to welcome those who come to see them and share with them their creativity and resources.

Certainly, work is at present under way in every corner, in particular at the Paris Saint-Lazare Train Station (Gare Saint-Lazare), where the first phases of work were successful. But this must not be used as a convenient alibi for the current situation. It is understandable that the needs of commuters were put first. However, it has taken a long time to begin construction that seems interminable. Even worse: For Gare du Nord, SNCF (French National Railway Company) managers have recently announced a renovation plan, whose first phase is expected to be completed in…2023! This is much too slow. Meanwhile, Paris will lose even more of its appeal and surrounding neighborhoods near train stations will continue to deteriorate.

This situation must change without delay. Train stations must become a priority for Parisians, who should do everything to welcome those who want to visit them. All should also reinforce their efforts at once: State, Region, city, SNCF and particularly the French Rail Network or Réseau Ferré de France (RFF) which became SNCF Réseau, to ensure that, by the end of five years, all the Parisian train stations achieve the level of excellence of the best in the world. There is no lack of money to fund this: all it takes is wanting it. The impact in terms of new jobs, security and growth, would be beyond compare. Therefore all these authorities have to agree to pool some of the energy they use to compete against one another to that end.

j@attali.com

L’agression à Reims, une exploitation politique aux relents islamophobes

Vendredi, le quotidien l’Union annonait l’agression d’une jeune femme parce qu’elle portait un maillot de bain dans un parc. Plusieurs figures politiques droite et l’extrme droite ont pris ce prtexte pour dnoncer une menace suppose de l’Islam.

Il aura suffi d’une phrase, glissée dans l’article d’un quotidien régional, pour que la machine s’emballe. Vendredi, le journal l’Union publiait un article sur l’agression d’une jeune femme au parc Leo-Lagrange à Reims. La raison? La tenue de la victime aurait été jugée trop légère par son agresseur, une jeune fille qui était accompagnée de quatre de ses amies. L’article indique que les propos tenus par cette dernière présentait des « relents de police religieuse ». « Une formulation maladroite », reconnaîtra trois jours plus tard l’Union. Trop tard?

L’occurrence « charia » tweetée trois fois plus souvent

Dès le samedi, les médias nationaux ont commencé à relayer cette histoire. Des reprises de l’article de l’Union, pour la plupart, qui ont suscité un fort intérêt des lecteurs. Sur les réseaux sociaux, le débat enfle, le mobile religieux se retrouve commenté à tort et à travers, avec de très nombreux messages teintés de xénophobie, parfois foncièrement racistes. Un discours poussé par la fachosphère, qui n’hésite pas à faire le rapport avec la « charia ». Ces deux derniers jours, l’occurrence a été tweetée trois fois plus souvent que la moyenne des 30 derniers jours. Mais limiter ces dérives à la fachosphère serait réducteur. De nombreux responsables politiques ne se sont pas gênés pour commenter l’affaire, sans rien savoir du déroulé des événements. La mécanique est lancée: un politique réagit, un autre commente cette réaction, et ainsi de suite… Jusqu’à ce que tout le monde se calme, une fois publié le premier communiqué du parquet, qui a d’ores et déjà exclu le mobile religieux.

  • Lire aussi >>A Reims, émotion et emballement après l’agression d’une femme en maillot de bain

Ravier, Ciotti, Boyer, Philippot sur le même ton

Florian Philippot a été le plus rapide a tweeter. Le 25 juillet, à 17h50, le vice-président du FN écrivait déjà que la victime avait été lynchée parce qu’elle « vivait à la française », avant d’y aller de son parallèle entre cette agression et la privatisation par la famille royale saoudienne de la plage de Vallauris.

Deux heures plus tard, Eric Ciotti, le député UMP et président du Département des Alpes-Maritimes, tient un discours du même acabit. Il estime que ce fait divers traduit une volonté de « nous imposer un mode de vie qui n’est pas le notre ». Reste à savoir qui se cache derrière ce « on »…

Stéphane Ravier, maire FN de la 7ème circonscription de Marseille, est allé beaucoup plus loin. « La charia en bas d’chez soi, c’est maintenant! » publie-t-il le 25 juillet au soir, sans que le moindre élément ne puisse permettre de justifier une telle affirmation. Valérie Boyer, son homologue UMP des 11e et 12e arrondissements de Marseille, y voit de son côté un affrontement des modes de vie, une « minorité » essayant de « nous imposer » la sienne.

Le féminisme à la sauce Morano

On retiendra aussi la réaction à chaud de Nadine Morano, qui a tenté d’emmener le débat sur un autre terrain: la cause féministe. Derrière cette agression, l’eurodéputé y voit une atteinte à la liberté de la femme, « un scandale en 2015″.

Pour illustrer ses propos, l’ancienne ministre publie une couverture du Figaro magazine montrant Brigitte Bardot en maillot de bain. Notons que ce n’est pas la première fois que Nadine Morano utilise cette référence. La dernière fois, elle l’avait choisie pour « dénoncer » le comportement d’un couple à la plage. Un homme, expliquait-elle, « se mit en maillot de bain exhibant un corps bien fait, pendant que la dame s’asseyait toute habillée, bien sagement sur le sable ».

Nadine Morano n’a pas toujours défendu avec la même vigueur la cause féministe. En mars 2012, celle qui était alors ministre de l’apprentissage et de la formation professionnelle avait fait parler d’elle en déclarant que l’avis d’une femme était important dans le choix d’une voiture, afin de s’assurer que le coffre était suffisamment grand pour « ranger les courses » et « plier la poussette ».

Dimanche, Slate revenait sur ce féminisme naissant chez les élus de droite, le liant constamment ou presque à l’Islam. Une « récupération », dénonce le site internet, « à des fins xénophobes et électoralistes ». Contactée par L’Express, Nadine Morano n’a pas répondu à nos sollicitations.

Hollande lie la « crédibilité » de sa candidature en 2017 à celle de la baisse du chômage

Lors d’un dner organis lundi soir avec les journalistes de la presse prsidentielle, le chef de l’Etat a une nouvelle fois conditionn sa candidature en 2017 une baisse du chmage qui devra, selon lui, apparatre au cours de l’anne 2016.

Il souhaite « agir jusqu’au bout » de son quinquennat. François Hollande s’est dit déterminé lundi soir, faisant fi de son impopularité mais conditionnant de nouveau sa candidature en 2017 à ses résultats contre le chômage. En France, « même un président impopulaire peut agir avec une grande capacité, une grande liberté […] c’est ça qui fait la différence entre nos institutions et celles de nos pays voisins », a fait valoir le chef de l’Etat lors de son dîner annuel avec la presse présidentielle, alors que sa cote de popularité stagne toujours en deçà de 30%.

« Un quinquennat se joue sur toute la durée. Nous sommes en juillet 2015, il faudra agir jusqu’au bout », a-t-il assuré, faisant assaut de volontarisme lors de ses échanges avec une centaine de journalistes sous les lambris de la Maison des Polytechniciens, juste derrière le Musée d’Orsay.

« Pour le pays, il ne peut plus y avoir de vacances »

Alors que les agriculteurs ont fait entendre leur voix en élevant des barrages routiers, François Hollande a relativisé l’ampleur des soubresauts sociaux, qui selon lui ne sont pas « des mouvements d’embrasement ». Se voulant serein, il a émaillé la soirée de pointes d’humour, en particulier sur ses vacances, s’étonnant qu’on ne lui demande pas où et avec qui il partirait. « Pour le pays, il ne peut plus y avoir de vacances. Et puis j’ai donné Brégançon aux Français », a plaisanté le chef de l’Etat, qui compte se reposer du 6 au 17 août tout en restant prêt à revenir « à tout moment ».

Le président a aussi longuement disserté sur les qualités qui font, selon lui, « un bon président ». « C’est celui qui prend les décisions conformes aux intérêts de notre Nation […] Celui qui pense qu’il agit non pas pour une échéance non pas pour un camp, mais parce qu’il pense qu’il va être décisif pour son propre pays. »

Mais en ce qui le concerne, c’est l’inversion de la courbe du chômage qui déterminera sa candidature à un second mandat, comme il l’avait déjà redit le 14 juillet. « C’est dans l’année 2016 que cette baisse crédible doit apparaître », a précisé le président. Il s’agit de « faire diminuer le chômage suffisamment longtemps pour que ce soit suffisamment crédible », a-t-il martelé, assumant le « risque » d’un échec. « J’avais pris un engagement, cet engagement devra être tenu […] S’il n’y a pas de résultat, il ne peut pas y avoir de crédibilité sur une candidature ».

« Les primaires, ça ne me concerne pas »

Mais il a aussi évoqué la conjoncture et certains de ses prédécesseurs qui ont été « culbutés » par les crises économiques, citant aussi bien Valéry Giscard d’Estaing (chocs pétroliers de 1973 et 1979) que Nicolas Sarkozy (crise financière en 2008). Revenant sur l’adjectif « audacieux » qu’il avait utilisé le 14 juillet pour qualifier son action, il a reconnu que cette qualité ne garantissait pas la réussite car « si l’audace c’était la certitude, il n’y aurait plus d’audace ».

A deux ans de la fin de son mandat, il a mis l’accent sur les grandes étapes qui ont marqué son action depuis 2012. « Sur le plan extérieur: l’Afrique, le Moyen Orient, l’Ukraine, la Grèce » et « sur le plan intérieur: le CICE, le pacte de responsabilité », tout comme ses décisions face au terrorisme.

François Hollande a en revanche éludé la question récurrente des primaires qui font débat à gauche, jugeant que cette procédure, par laquelle il avait été désigné en 2011, relève « des partis politiques ». « Rien ne (les) empêche d’organiser des primaires. Ça ne me concerne pas… pour l’instant », a-t-il dit, alors que son adversaire de 2012, Nicolas Sarkozy, devra lui affronter cette compétition à droite.

Régionales: accord PS-PRG après de laborieuses tractations

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 28/07/2015 à 09:57

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, et le président du Parti des Radicaux de Gauche (PRG), ont annoncé lundi 27 juillet un accord entre leurs deux formations en vue des élections régionales de décembre, à l’issue de laborieuses tractations.